Portraits d’expatriés - Marie Bourrel - "Je suis tombée amoureuse de Fidji dès mon arrivée"

Q : Bonjour, merci d’avoir accepté cet entretien. Pour commencer, pourriez-vous décrire votre parcours brièvement ?
Juriste de formation, spécialisée en droit international de la mer et droit de l’environnement, j’ai rejoint la Communauté du Pacifique (CPS) en 2013 en tant que Conseillère stratégique et politique de la Division du Développement Economique. Un peu plus tard, j’ai intégré la Division Géosciences pour travailler en étroite collaboration avec les Etats insulaires océaniens, membres de la CPS, dans le domaine de l’exploration et l’exploitation des grands fonds marins.

Q : Où êtes-vous née ? Pouvez-vous nous présenter votre région d’origine via sa spécialité et également au travers de ses caractéristiques culturelles, sociales ou géographiques ?
Je suis née à Dakar au Sénégal, où j’ai grandi avant de déménager pour Djibouti où j’ai habité pendant plusieurs années avant de rentrer en France pour mes études. Vivre dans des environnements pluriculturels est pour moi fondamental surtout quand on est enfant, car cela nous équipe de tout un ensemble de valeurs essentielles et au premier rang desquels le respect des autres.

Q : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre société ?
La Communauté du Pacifique (CPS) est l’une des premières organisations intergouvernementales ayant jamais existé. Créée en 1947, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale par l’Australie, la France, la Nouvelle Zélande et les Etats Unis, sa mission initiale était de contribuer à restaurer la stabilité en Océanie au moyen d’actions de coordination en matière de recherche, développement économique et social, amélioration des infrastructures médicales et de santé. Aujourd’hui la CPS est la principale organisation régionale en matière d’aide au développement technique et scientifique. Elle comprend 26 membres y compris 22 Etats insulaire océaniens dont la Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie Française.

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De gauche à droite : Paul Lynch, Commissaire de l’Agence des iles Cook pour l’exploration et l’exploitation des grands fonds marins ; Marie Bourrel, Conseillère juridique, SPC-EU DSM Project ; Sai Navoti, Juriste, Agence internationale des Grands Fonds Marins ; Kevin Chand, Juriste

Q : Quelles sont vos responsabilités au sein de votre société ?
Je suis conseillère juridique et stratégique en appui à un projet développé en partenariat entre la CPS et l’Union Européenne qui vise à fournir des conseils techniques (de nature juridique, environnementale, géologique, fiscal etc…) aux Etats insulaires océaniens désireux de s’engager dans l’exploration et l’exploitation de leurs ressources minières marines. Mon rôle est d’attirer l’attention des décideurs sur les risques encourus et lorsque des activités d’exploration et d’exploitation minières sont envisagées, d’assister les gouvernements dans le développement de leurs politiques et règlementations nationales. Ma responsabilité est alors de faire en sorte que les populations locales sont consultées et leurs points de vue pris en compte mais aussi, de faire en sorte que les gouvernements intègrent dans leurs systèmes juridiques nationaux les mesures indispensables à la prévention et à la protection de l’environnement, le respect des droits des populations locales, une redistribution équitable des revenus collectés le tout sur la base d’une approche inclusive et totalement transparente.

Q : Quand êtes-vous arrivés à Fidji et pour combien de temps y êtes-vous ?
Je suis aux Fidji depuis un peu plus de trois ans.

Q : Quelle est la raison ayant motivé votre venue à Fidji ?
Je suis venue aux Fidji pour travailler dans l’aide au développement et mettre mes compétences et mon expérience au service des Etats insulaires océaniens. Par ailleurs je n’étais jamais venue dans le Pacifique donc rien de tel que de décider d’y habiter pour véritablement s’immerger dans les cultures et particularités qui en font une région si mystérieuse.

Q : Appréciez-vous votre pays d’accueil ?
Je suis tombée amoureuse de Fidji dès mon arrivée. Je voyage beaucoup dans la région grâce à mon travail et même si je suis aussi très attachée à d’autres pays océaniens, je suis toujours heureuse de rentrer aux Fidji, « à la maison ».

Q : Quels sont les objectifs que vous espérez atteindre avant la fin de votre séjour à Fidji ?
L’un de mes objectifs était de faire la randonnée à pieds qui traverse Viti Levu et que propose Talanoa Treks. Je l’ai faite il y a quelques jours et je dois dire que ce fut une épreuve sportive ( !) mais surtout, un véritablement enchantement.

Q : Quel a été le choc culturel le plus marquant, à l’arrivée aux Fidji ?
Il n’y a pas vraiment eu de ‘choc culturel’ étant donné mon passé mais je dois dire que la force de la nature, sa luxuriance et sa bonté, m’ont tout de suite impressionnée. Et puis vraiment, la gentillesse des Fidjiens est remarquable. Sur un plan plus sombre, je souffre de voir autant de sacs plastiques à l’abandon et qui finissent souvent dans l’Océan, mais aussi dans les décharges sauvages. Il faudrait que l’utilisation de sacs plastiques soit définitivement interdite, surtout dans les Etats insulaires.

Q : Reviendrez-vous aux Fidji ?
Oui, je reviendrai aux Fidji qui sont pour moi désormais, une terre amie et où je laisserai un peu de mon cœur en partant.

Q : Quel conseil donneriez-vous aux Fidjiens en terme de pratique des affaires ou pour améliorer l’économie nationale (tourisme, etc)
Etant fonctionnaire international, il m’est difficile de répondre à cette question. Toutefois je dirai que le développement du secteur privé et des petits commerces est nécessaire donc il faudrait peut-être que d’avantage d’efforts soient fournis pour faciliter les démarches.

Q : Votre endroit préféré aux Fidji ?
Impossible de choisir un seul endroit. Je dirai que Kadavu (et l’hotel Papageno !) ainsi que les Yasawas et l’interieur de Viti Levu sont des endroits à la spiritualité très forte et qui vous changent….

Q : Votre restaurant préféré ?
Surf and Turf, à Savusavu.

Q : Votre plage préférée ?
Mon secret

Q : Votre pire souvenir ?
Mon pire souvenir est sans soute lorsque je me suis faite dévorer par les poux de lit (Bed bugs) à mon arrivée à l’hôtel Suva Motor Inn. Et puis toujours dans le même établissement je me suis fait voler plusieurs choses…..le tout sur une période de quelques jours.

Q : Votre meilleur souvenir ?
J’ai vraiment et très sincèrement trop de bons souvenirs pour pouvoir en choisir un seul.

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Q : Un mot pour décrire les Fidjiens ?
« ADORABLES ».

Q : Un dernier mot en fidjien ?
« Toso Viti ! »

Dernière modification : 25/07/2016

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