
La République de Kiribati est formée de trois archipels : les Iles Gilbert, les Iles Phœnix et les Iles de la Ligne du Nord et du Sud ; et d’une île isolée : Banaba (l’Ile Océan). A l’exception de cette dernière, il ne s’agit que d’atolls bas composés de multiples petites îles ou îlots. Les trois principaux groupes sont très éloignés les uns des autres. Kiribati est donc un Etat archipel de 812 km² allongé sur prés de 4.000 km d’est en ouest, avec une Z.E.E. de 3.600.000 km². Kiritimati (Christmas) à l’Est est considéré comme le plus grand atoll du monde. La population est d’environ 98 000 habitants (estimation 2009)

Jarvis et Palmyra dans les Iles de la Ligne appartiennent aux Etats-Unis d’Amérique. Washington et Fanning qui étaient propriété de la Burns Philip Cie. ont été rachetés en 1983 pour 1,5 M. $ US par le Gouvernement de Tarawa. Les Iles Gilbert forment la partie la plus orientale et la plus méridionale de la Micronésie.
Dans l’ensemble, la population de Kiribati est d’origine micronésienne (98 %) avec des influences polynésiennes. Les Micronésiens se sont installés aux Gilbert depuis plusieurs milliers d’années mais on eut des contacts épisodiques avec les Samoans, les Fidjiens et les Tongiens au cours de plusieurs invasions.
Les découvreurs européens ont été multiples. C’est Quiros qui situa le premier Butaritari dans les Gilbert en 1606. L’ensemble de l’archipel fut découvert au début du XIXème siècle, malgré plusieurs traversées de la région par les européens au cours du XVIIIème siècle, en particulier par le Capitaine Gilbert en 1788 (d’après lequel fut nommé l’archipel des îles Gilbert en 1820
Les Phœnix et les Iles de la Ligne ont été exploitées pour leurs phosphates ou plantées de cocotiers, d’où une première migration de travailleurs gilbertins (environ 9.000 vers la fin du XIXè siècle). Les premiers missionnaires protestants s’établirent sur Abaiang en 1857 et après 1870 sur les Iles du Sud, les catholiques s’installant pour leur part, dans les Iles du Nord. Proclamées protectorat britannique en 1892, les Gilbert furent organisées en administration commune avec les îles Ellice (Tuvalu) en 1896, et transformées en 1916 en une colonie qui fut élargie aux Phœnix en 1937 et aux Iles de la Ligne après la dernière guerre. Banaba, annexée en 1900, puis jointe à la colonie des Gilbert et Ellice, à vainement tenté d’obtenir son indépendance en 1975.
Les Iles Gilbert, et spécialement Tarawa, ont été le lieu de durs combats entre Américains et Japonais en 1943. Après la guerre, le pays s’orienta vers une autonomie politique ; création d’un Conseil Exécutif en 1963 et d’une Chambre des Représentants en 1967, d’un Conseil Législatif en 1971 et d’une Maison de l’Assemblée. En 1971, Les Tuvaluans votèrent la sécession qui fut réalisée en Octobre 1975. L’indépendance a été acquise le 12 Juillet 1979.
L’économie de Kiribati est celle des atolls coralliens, c’est -à-dire une agriculture de subsistance, que ce soit par le peu de profondeur des sols de surface, ou par les quantités de pluies tombant de façon irrégulière, les sécheresses périodiques ou les orages. Le système agricole de base est limité à la noix de coco, et au pandanus pour les atolls plus secs du sud. On y ajoute le taro et le fruit à pain pour ceux relativement plus humides du nord. Le taro de marais est cultivé dans des fosses profondes qui demandent beaucoup de temps et d’énergie tant à la préparation qu’à l’entretien. Le "swamp taro" ou babai est la seule plante vivrière à pousser sur les sols salés des atolls coralliens. Il faut 2 à 3 ans pour obtenir un tubercule. Le rendement est de 10 tonnes à l’hectare. Certaines variétés mettent plusieurs années à parvenir à maturité. Quelques légumes ont été introduits, spécialement dans les jardins de Tarawa, mais les quantités produites sont insuffisantes. Les cochons et volailles sont élevés eux aussi en trop faible quantité pour alimenter le marché.
Ainsi, les perspectives de développement agricole sont limitées et soumises à l’une des natures les plus restrictives du monde tropical, que l’on a pu caractériser comme "une région écologique marginale". Elles varient cependant d’un atoll à l’autre et plus encore d’un archipel à l’autre.
Les atolls qui composent Kiribati sont parmi les plus isolés qui soient, à l’écart des courants d’échanges. L’absence de ressources, l’exiguïté des îles, font de Kiribati l’un des états les moins favorisés de l’Océanie. Les 100.000 habitants de Kiribati, qui est un PMA, sont concentrés à 96 % dans le seul archipel des ex-Gilbert.
Kiribati jouit d’institutions démocratiques de type présidentiel. Depuis la fin de l’exploitation du phosphate de l’île de Banaba, Kiribati vit grâce à l’aide internationale (50 pour cent du PIB), aux droits de pêche et aux activités de subsistance. L’essentiel de la richesse du pays demeure son immense ZEE (3,5 millions de km²) encore peu mise en valeur.
La majorité de la population vit de pêche et de cultures traditionnelles. La vente de droits aux navires thoniers japonais, coréens et américains, constitue une des principales sources de revenu. Kiribati ne possède qu’une petite flotte de pêche. L’agriculture représente 30 pour cent du PNB, les services 61 pour cent tandis que le commerce et le tourisme comptent pour 14 pour cent. A Tarawa, il n’y a que trois missions diplomatiques : australienne, néo-zélandaise et chinoise.
La Chine y a inauguré en 1997 une station de poursuite trajectographique fermée en 2003. La situation géographique privilégiée de l’île Christmas, située sur l’équateur, a fait naître plusieurs projets spatiaux. Après une brève période de suspension des relations diplomatiques fin 1995-début 1996, les rapports entre Kiribati et la France ont vite repris un cours amical. Le président Tito s’est rendu à Tahiti en 1997.
Depuis novembre 2003 le chef de l’Etat est l’Honorable Anote TONG.
Nos relations avec la République des Kiribati se développent progressivement. Un accord de délimitation maritime avec la Polynésie française a été signé, à Tarawa, le 18 décembre 2002. La France a financé par le biais du Fonds Pacifique des projets de coopération en matière d’éducation, de biodiversité (lagon de Tarawa) et de ressources aquifères et minérales (île de Banaba).
La Vice-Présidente des Kiribati, Mme Teima ONORIO a participé au troisième Sommet France-Océanie, le 31 juillet 2009 à Nouméa. Le Président Anote TONG a participé à la 5ème Conférence mondiale sur les océans, les côtes et les îles, co-organisée par la France et l’UNESCO, en mai 2010 à Paris.
En 2011, la coopération bilatérale s’est également exprimée par des escales de bâtiments de la marine française à Kiribati pour ravitaillement en deux occasions : le patrouilleur La Railleuse à Christmas Island en Février, et la frégate Le Prairial à Tarawa en mars. Au cours de cette dernière escale, le vaisseau a été ouvert au public qui a pu le visiter.
Superficie : 811 km² - ZEE 3 500 000 km².
Capitale : Bairiki, sur l’atoll de Tarawa.
Population : 98000 habitants (2009)
Principaux clients : Japon, Malaisie, Taiwan, Etats-Unis
Principaux fournisseurs : Australie, Fidji, Japon, France, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis
Principaux investisseurs étrangers : Australie, Etats-Unis.
Principaux donateurs : Royaume-Uni, Japon, Union Européenne
Représentation officielle à Suva
KIRIBATI HIGH COMMISSION
Téléphone : (00 679) 3302512
Fax : (00 679) 3315335
Adresse : 36 Mc Gregor Rd, Suva, Fiji
