La France aux Iles Fidji, Kiribati, Nauru, Tonga et Tuvalu
fontsizeup fontsizedown

 français    English  
Accueil » Actualités » Communiqués de presse

Déclaration du 19 avril 2012

Au point de presse de ce jour, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Soudan/Soudan du Sud

La France est profondément inquiète de l’escalade de la violence à la frontière entre les deux États. Nous réitérons nos appels à la cessation immédiate des hostilités, au retrait sans conditions des troupes sud-soudanaises d’Heglig et à la fin des bombardements par l’aviation soudanaise. Nous encourageons les deux États à faire preuve de la plus grande retenue et à tout faire pour calmer les tensions.

Le différend frontalier qui oppose les deux États ne pourra pas être réglé par des moyens militaires mais par une négociation politique fondée sur le respect de l’intégrité territoriale de chaque État et de leurs engagements internationaux.

La France soutient toute initiative qui viserait à renouer le dialogue entre les deux États. Il est urgent qu’ils retournent à la table des négociations sous les auspices de l’Union africaine et mettent en œuvre l’accord de coopération et de non agression signé le 10 février 2012 à Addis Abeba.

2 - Irak - attentats

La France condamne avec la plus grande fermeté les attentats perpétrés ce matin à Bagdad et dans le nord et l’ouest de l’Irak, visant principalement des membres du gouvernement et des forces de sécurité, qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes et fait une centaine de blessés.

Elle adresse ses condoléances au peuple irakien et aux familles des victimes et exprime sa solidarité aux autorités irakiennes dans leur lutte contre le terrorisme.

Dans ce contexte, la France rappelle qu’il est essentiel que les dirigeants irakiens unissent leurs efforts pour répondre au défi de la violence et aux attentes de la population irakienne.

La France se tient aux côtés de l’Irak et réaffirme son plein soutien aux institutions irakiennes dans leur action en faveur de la stabilité et la sécurité.

3 - Guinée-Bissao

Q - En Guinée-Bissao, la junte et certains partis politiques ont signé un accord instaurant une transition de deux ans. Quelle est la réaction de la France, sachant que l’Union africaine et la CEDEAO ont déjà rejeté cet accord ?

R - Nous avons condamné le coup d’État perpétré par des militaires bissao-guinéens et avons appelé au rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel, au respect de l’intégrité physique des prisonniers et à leur libération immédiate. Nous maintenons ces exigences et encourageons l’Union africaine, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) à unir leurs efforts afin de définir ensemble et avec les acteurs bissao-guinéens un processus de sortie de crise respectueux de l’ordre constitutionnel. À cet égard, l’accord auquel vous faites référence n’apporte rien.

Le ministre d’État s’est entretenu ce matin avec son homologue portugais, M. Paulo Porta, de la situation en Guinée-Bissao. Tous deux sont convenus qu’il était déterminant que le processus de sortie de crise résulte d’une action concertée de tous les acteurs régionaux concernés, en particulier l’Union africaine, la CEDEAO et la CPLP.

4 - Syrie

Q - Est-ce que vous pourriez préciser si la Russie et la Chine ont été invitées à la réunion ministérielle consacrée à la situation en Syrie au Quai d’Orsay ce soir ?

R - La Russie et la Chine ont bien été invitées à la réunion ministérielle sur la Syrie qui se tient ce soir à Paris. Ce sont des partenaires de la France. Nous sommes attachés à associer à nos discussions tous ceux qui veulent assurer le succès du plan Annan.

Moscou, comme Pékin, nous ont indiqué que leur participation ne serait pas possible./.


publié le 19.04.2012

Liens utiles

Facebook Twitter Google+ Storify Foursquare Youtube Dailymotion Flickr RSS